Voilà semaine, j’ai eu la chance d’accompagner Sean et Max lors d’une journée de tests d’effort dans les locaux de Fox Physio à Lausanne (Suisse). Retour sur ce stage en immersion totale aurpès de jeunes coureurs.
Le déroulé de notre journée
L’objectif de cette journée était de de tester successivement 4 coureurs de haut niveau. Tous s’entraînent au Lausane Sports Athlétisme sous la direction de Max Walt. L’exercice n’était pas nouveaux pour ces derniers car il s’agissait déjà de leur 2 ou 3ème tests d’effort avec Sean.
Ainsi sous la supervision de Sean, j’ai pu progressivement prendre en main le testing de A à Z, en démarrant par la préparation jusqu’à l’analyse des résultats. Voici donc les 3 points qui m’ont le plus marqués sur cette journée.
Slow-motion à 18km/h
1. Les tests d’effort sont un skill à part entière.
Ca peut paraître banal, mais on ne s’improvise pas “testeur”. En arrivant la veille chez Sean, j’étais assez confiant sur ma compréhension et l’organisation des tests d’effort. Tout était clair dans ma tête. Néanmoins, une fois aux commandes, j’ai vite compris que l’exercice ne serait pas aussi aisé.
Entre la précision demandée lors de la prise du lactate, la mémorisation des différents RPE donnés par un athlète possiblement à bout de souffle et l’organisation de ta table de travail, on peut vite se perdre. Comme toute technique, la répétition permet de s’améliorer et entre mes premiers essais et le dernier testing, j’ai déjà pû remarquer une belle différence.
Ainsi, avant de te lancer voici quelques conseils:
- Initie-toi en effectuant un testing en tant qu’athlète, pour connaître le ressenti de tes futurs clients. Tu peux booker un testing avec Sean ici.
- Forme-toi à la théorie en effectuant la formation ‘Protocole 41‘.
- Expérimente tes premiers testing sur toi-même. Un cobaye disponible et sur lequel tu pourras répéter.
- Commence à tester tes premiers clients, en effectuant d’abord des tests sur bike avant d’arriver sur des modalités plus dynamiques: rameur, ski ou tapis de course. En effet, plus le support et l’athlète sera stable, plus facile seront ta mise en place et tes prises.
2. Le testing est la partie la plus simple.
Ainsi, une fois toute la pratique maîtrisée, tu trouveras rapidement un flow et seras plus efficace dans tests d’effort. Par contre, les choses sérieuses démarrent réellement au moment de l’analyse des résultats.

Si tu as suivi la formation protocole 41, tu n’auras aucun mal à t’y retrouver et à organiser les résultats. Cependant, tu trouveras aussi une quantité énormes de datas à processer. Aussi, il sera facile de t’y perdre ou de te concentrer sur des détails en perdant de vue l’image globale. L’expertise et l’expérience de Sean, ici, font toute la différence.
Chaque flux de données te laissera des courbes, des pentes, des valeurs abolues à analyser et à essayer de comprendre. À toi de jouer pour obtenir des informations concrètes et utilisables par tes clients pour améliorer leur performance ou guider leur entrainement.
En revanche, cela rend l’exercice très intéressant, car il y aura toujours plein de choses à découvrir ou à comprendre. Cela laisse une place importante à la curiosité et l’imagination.
3. Les tests d’effort peuvent avoir un grand impact psychologique sur ton athlète.
C’est certainement le point le plus important que j’ai retenu de cette journée: il est crucial d’expliquer que les tests d’effort ne reflètent pas de la performance ou du niveau de l’athlète.
Je m’en suis rendu compte assez rapidement, en voyant arriver de jeunes athlètes la boule au ventre sur le tapis. Pour beaucoup d’entre eux, l’objectif était de battre leurs palliers de l’année passée ou, pire encore, de battre un adversaire.
Le problème avec cette mentalité, c’est que le résultat du test les conditionne pour le reste de leur saison ou de leurs entraînements. Il est donc important d’expliquer, en particulier aux jeunes athlètes, que le test d’effort ne permet pas de prédire la performance sur la piste.
En revanche il permet de voir des tendances, de confirmer les observations terrain du coach (Max était capable de prédire dans le grande majorité des cas, quels seraients les deux seuils de ses athlètes), et d’optimiser les entraînements à venir. La performance, elle, s’évalue le jour J dans l’arène.
Cet aspect me semble donc central à expliquer, et il faudra certainement faire preuve d’une grande pédagogie auprès de tes athlètes.
Conclusion
J’espère sincèrement que ce petit résumé de cette journée bien remplie te donnera envie de te former aux tests d’effort. Si cet article peut t’aider à progresser ou te donne envie de te former dans le domaine, n’hésite pas à le partager!